La Suisse domine une nouvelle fois le Global Innovation Index établi par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle. La Suède et les Etats-Unis suivent. Alors que la Corée du Sud fait son entrée dans le top 5. L’étude de l’OMPI repose sur une compilation d’enquêtes hétéroclites.

Pour la onzième année consécutive, la Suisse est considérée comme le pays le plus innovant par le Global Innovation Index (GII). Etabli par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), ce classement accueille cette année pour la première fois la Corée du Sud dans son top 5. Comme l’an passé, la Suède pointe au deuxième rang et les Etats-Unis complètent le podium.

La Suisse domine sur plusieurs indicateurs

L’indice GII se base sur sept groupes d’indicateurs appliqués au système d’innovation des pays: institutions, ressources humaines et recherche, infrastructures, sophistication du marché et sophistication de l’environnement des affaires, production de connaissances et de technologies, créativité. La Suisse domine tous les autres pays en matière de production de connaissances et de technologies, en particulier grâce au nombre de brevets créés par rapport à son PIB. La Suisse se distingue aussi par ses dépenses en logiciels ou encore, sur la dimension «business sophistication», dans le domaine de la collaboration entre ses académies et l’industrie. Concernant les infrastructures routières, la Suisse est également dominante dans l’usage ICT et la durabilité.

L’étude de l’OMPI repose sur une compilation d’enquêtes hétéroclites. Les résultats de l’index sont à considérer avec des pincettes, sachant que que la méta-étude exploite des indicateurs de manière parfois abusive. Ainsi par exemple, l’usage ICT reflète essentiellement la couverture internet et mobile de la population, tandis que l’intensité de la collaboration université-industrie en matière R&D repose sur l’avis des personnes sondées dans le cadre d’une enquête du WEF.

Impact de la crise

«Le Global Innovation Index de cette année nous montre qu’en dépit de l’impact massif de la pandémie de Covid-19, sur les vies et les moyens de subsistance, de nombreux secteurs ont fait preuve d’une résilience remarquable, en particulier ceux qui ont adopté la numérisation, la technologie et l’innovation», fait observer Daren Tang, directeur général de l’OMPI. Les dépenses de R&D ont notamment bien résisté. Mais l’impact de la crise a été très inégal d’un secteur à l’autre, souligne le communiqué de l’OMPI. Les fournisseurs IT et de services numériques ont ainsi amplifié leurs investissements dans l’innovation et la R&D, de même que les pharmas et les firmes biotech. En revanche, les entreprises des secteurs fortement touchés par les mesures de lutte contre la pandémie, notamment les transports et le secteur du voyage, ont réduit leurs dépenses.

Source : ICT Journal